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Chroniques cinéma par Franck Finance-Madureira
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Festivals et Evénements | 19.09.2011 - 22 h 39 | 2 COMMENTAIRES
CHRONIQUES D’UN JURE LISBOÈTE, EPISODE 4 : DES RENCONTRES

Un documentaire est réussi quand on a vraiment l’impression de faire une rencontre, d’avoir côtoyé pendant un moment une personne qu’on ne connaissait pas et dont on gardera un bon souvenir. Alors en ce troisième jour de festival, j’ai rencontré Miwa. « Miwa, A japanese icon » (photo ci-contre), c’est le documentaire du Pascal-Alex Vincent qui dresse le portrait de cet artiste travesti japonais aux multiples facettes. Dans le désordre, Miwa a :

–          Joué des rôles de femmes fatales dans des séries B

–          Eté le premier artiste japonais à parler de son homosexualité

–          Doublé la sorcière dans « Le Château Ambulant » de Miyazaki

–          Interprété le rôle d’Edith Piaf dans un spectacle

–          Chanté la première « protest song » japonaise dédiée aux ouvriers

–          Fréquenté de près Mishima

Le documentaire-portrait visionné ce jour est donc ,à plus d’un titre vous l’aurez compris, passionnant. Vous pourrez en découvrir la version « director’s cut » (différente de celle présentée ici) au Festival Chéries Chéris le mois prochain à Paris.

Côté rencontres, le documentaire « Goddesses (We believe we were born perfect ) » de Sylvie Cahin tient également ses promesses. Partie pour enquêter sur le matriarcat en Afrique du Sud, la réalisatrice suisse a surtout suivi son instinct et son intérêt pour les femmes qu’elle y a rencontrés : Une chorégraphe talentueuse qui lutte contre le machisme, une activiste engagée auprès des lesbiennes victimes de « viols correctifs », de vieilles femmes « Khoi-San » qui perpétuent les traditions de ce peuple historiquement le plus ancien du pays (et, dit-on, du monde), ou encore une historienne, biographe de la « Venus Hottentote », Sarah Baartman (celle dont parle Abdelatif Kechiche dans « Venus Noire », sorti l’année dernière sur les écrans). A travers un questionnement sur les effets de la colonisation et de la décolonisation, se dresse au fil des témoignages un portrait de la femme noire sud-africaine d’hier et d’aujourd’hui, avec, à la clé, de très jolies scènes (les dialogues entre les « Khoi-San », les extraits de chorégraphies et de cours de danse, …) et un regard emprunt d’un profond respect.

La journée de festivalier a été riche puisque j’ai pu assister également à une représentation théâtrale de « Silenciados », une pièce chorégraphiée espagnole qui raconte en l’histoire de cinq hommes assassinés à cause de leur orientation sexuelle : un « triangle rose » d’Auschwitz, un activiste mexicain, une transexuelle guatemaltèque, … L’ouverture du spectacle de cette troupe madrilène est assez bluffante, les personnages percent peu à peu une bâche de plastique qui les recouvre figurant une forme de renaissance visuellement très réussie. C’est très agréable dans un festival de cinéma de pouvoir assister à un spectacle vivant et cette performance « live » très musicale, grave et drôle, a connu un joli succès.

J’avais promis de vous en dire un peu plus sur mes co-jurés, donc promis demain, je vous présente Claudia Mauti du festival « Mix Milano ». Le mystère de notre troisième juré est résolu ! Le réalisateur Miguel Gonçalves Mendes étaient très occupé ces derniers jours, son documentaire « José & Pilar » est proposé en sélection pour les Oscars ! On y revient dès demain. Je dois filer puisque tout le staff du festival et les invités ont rendez-vous dans la célèbre boîte le « Finalmente » pour assister au légendaire show travesti de 3h du matin.

LES réactions (2)
CHRONIQUES D’UN JURE LISBOÈTE, EPISODE 4 : DES RENCONTRES
  • Par Red 20 Sep 2011 - 21 H 35

    Je ne peux qu’appuyer votre appréciation de Miwa 🙂

     
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