790 CHRONIQUES D’UN JURE LISBOÈTE, EPISODE 7 : AMERICAN LIFE | NO POP-CORN LAST NIGHT

La bannière doit faire 1005 x 239 pixels

NO POP-CORN LAST NIGHT
Chroniques cinéma par Franck Finance-Madureira
Dernier Billet
Festivals et Evénements | 22.09.2011 - 14 h 47 | 0 COMMENTAIRES
CHRONIQUES D’UN JURE LISBOÈTE, EPISODE 7 : AMERICAN LIFE

Deux documentaires américains étaient hier à mon programme de juré : l’un sur la transition F to M de Chaz Bono (ex-Chastity Bono, fille de Cher), l’autre sur l’histoire du restaurant Florent qui fit les belles heures des gays et branchés new-yorkais.

« Becoming Chaz » est un documentaire sur un événement qui fait régulièrement la une des émissions et journaux « people » américains. Imaginez ! La fille de « Sonny and Cher » dont chaque américain à suivi la croissance depuis qu’elle est enfant puisqu’elle participait régulièrement au show télé de ses stars de parents, cette petite blondinette souriante aussi mignonne qu’une jumelle Olsen dans « La Fête à la Maison » est en train de devenir un homme !

Le documentaire (qui fait souvent pensé aux reality shows américains consacrés à l’intimité des célébrités) est, bien sûr, extrêmement intéressant parce qu’il se concentre sur une période décisive dans la transition de Chaz : l’opération qui lui retire ce qu’il a de plus visiblement féminin, sa poitrine. Déjà traité avec des hormones depuis longtemps, Chaz est passé de blondinette sexy qui jouait dans un groupe de rock à un « big fat american guy » qui a tendance à devenir un peu agressif et à s’énerver vite, conséquence directe du traitement assez courante. Le film se concentre aussi sur sa relation avec sa partenaire, Jennifer (en photo avec Chaz ci-contre, également accompagnée des réalisateurs du doc), une jeune femme très sensible et très amoureuse qui, elle aussi, fait en quelque sorte, le « grand saut ». Seule ombre au tableau, le fait que Chaz soit extrêmement connu aux Etats-Unis et donc très médiatisé pollue un petit peu le sujet et ses relations avec sa fameuse icone gay de mère paraissent froides, voire inexistantes (Cher témoigne toujours seule sur ce qui semble être un plateau télé et n’apparait presque jamais avec sa famille).

A travers le parcours de Chaz, bien sûr, on ne peux qu’admirer le courage et l’engagement de ce jeune homme aux abords timides mais capable de prendre la parole en public pour défendre la cause des transexuels. (Note technique : Windows n’accepte pas transexuel au masculin ! Grrrr !). Le suivant dans ses activités bénévoles, on découvre une école qui prend en charge les troubles de genre chez les enfants et j’ai également appris que l’on pouvait traiter avant l’adolescence pour éviter le long processus habituel. Cela ne représente que 5mn dans le reportage mais mériterait vraiment de s’y pencher. Cela pose question mais à l’heure où, en France, on discutaille sur l’intérêt d’aborder les questions de genre à l’école, il semble que certains aient pris un peu d’avance ….

Deuxième plongée dans l’ « American life » avec « Florent, queen of the market » ou l’histoire d’un petit français qui ouvre dans un quartier un peu délabré de Manhattan (le « meat market ») le restaurant le plus queer qui soit. L’endroit hyper couru par les gays, lesbiennes, travestis, putes et stars du « show biz » a non seulement été l’un des « hot spots » de la culture queer new-yorkaise pendant 23 ans mais a su profiter de cette notoriété pour être à la fois incroyablement festif (les célébrations du 14 juillet – « Bastille Day » en VO – y étaient phénoménales, jetez un coup d’oeil à l’affiche du film avec Florent en Marie-Antoinette !) mais également militant par le biais d’affichage politique, de participation à la Gay Pride haute en couleur et d’activisme pur (la séance photo pour le magazine « Poz » avec exclusivement des personnes séropositives – dont le boss – nues dans le restaurant est une séquence sublime). Et puis le reportage est génial parce qu’il ya Julianne Moore qui témoigne dedans, alors bon … respect !

Ce soir, dernière séance pour la compétition des documentaires avec le très attendu « We were here« , un autre film américain, qui retrace les grandes heures de la mobilisation gay contre le sida. La projection sera suivie d’un débat, puis de la fête donnée par Sam de « Little Joe » (voir chroniques 6) dans une backroom lisboète !

LES réactions (0)
CHRONIQUES D’UN JURE LISBOÈTE, EPISODE 7 : AMERICAN LIFE

Vous devez être connecté pour poster un commentaire.

Publicité