790 L’année cinéma 2012 : mon top 15 | NO POP-CORN LAST NIGHT

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Chroniques cinéma par Franck Finance-Madureira
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Sorties en salles | 31.12.2012 - 13 h 00 | 2 COMMENTAIRES
L’année cinéma 2012 : mon top 15

Tradition oblige, c’est aujourd’hui l’ultime journée pour publier un classement. Voilà, en bref, les tops de mon année cinéma 2012.

1 – HOLY MOTORS

Pour la beauté du geste.

Léos Carax réinvente le cinéma avec cette fable multiple et surprenante. Des acteurs impressionnants (Lavant, Scob), un jeu de piste passionnant et surtout du cinéma, à l’état brut. A voir, à revoir, …

2 – WEEK END

Pour le réalisme et l’émotion simple.

Andrew Haigh parvient à nous embarquer dans l’intimité de la rencontre entre deux garçons que tout oppose. On est embarqué par le réalisme à l’anglaise et le charisme des deux comédiens. Une réussite incontestable pour un film basé presque essentiellement sur le dialogue.

3 – TABOU

Pour la magie.

Le réalisateur portugais Miguel Gomes nous embarque dans une sublime histoire d’amour dans le Mozambique des colons. Un film en deux parties qui s’installe doucement mais sûrement dans la mémoire. Des images de cinéma d’un autre temps qui réinventent une forme de narration moderne. Une merveille !

4 – LOUISE WIMMER

Pour Corinne Masiero.

Cyrille Meneguin, pour son premier long-métrage de fiction, dresse le portrait d’une femme de tête qui ne lâche rien malgré une vie plus que précaire. Un film porté par une actrice sublime (cantonnée jusqu’ici au seconds rôles plutôt télévisés) et une bande musicale entêtante.

5 – DE ROUILLE ET D’OS

Pour la patte Audiard.

Jacques Audiard creuse son sillon fait d’histoires profondes, de personnages incarnés et de fulgurances visuelles à couper le souffle. Comme toujours, il brasse de nombreux thèmes tout en restant pleinement cohérent à tous niveaux. Après le sublime « Prophète », encore une belle réussite pour l’un des plus grands réalisateurs français.

6 – CAMILLE REDOUBLE

Pour l’effet régressif et le fun.

Noémie Lvosky nous entraîne dans son « Retour vers le futur » à la française avec une belle énergie. Un vrai plaisir que de replonger dans l’adolescence quand on a l’impression d’avoir déjà foiré sa vie. Un bel équilibre entre rires et émotions. Un futur classique.

7 – LAURENCE ANYWAYS

Pour le souffle.

Xavier Dolan parvient, une fois de plus, à nous toucher au coeur. Malgré une esthétique parfois discutable, quelques scènes un peu hystériques, il réalise un beau mélo queer au souffle épique qui gagne à être revu plusieurs fois pour bien en saisir tous les enjeux. Une belle Queer Palm ! (Même si le trophée est toujours sur mon étagère ! Xavier, appelle moi quand tu veux !)

8 – MOONRISE KINGDOM

Pour la maîtrise.

Quand les obsessions esthétiques d’un control freak rencontre un joli sujet de fable intemporelle, on ne peut que se laisser embarquer. Même si le maniérisme et le sens du détail paraît souvent poussé à l’extrême, Wes Anderson a clairement son univers, et c’est un enchantement pour qui a su garder son regard d’enfant.

9 – THE WE AND THE I

Pour la tchache.

Michel Gondry s’était lancé dans un pari audacieux : un huis-clos dans un bus centré sur une bande de jeunes du Bronx le dernier jour de cours. Le pari est réussi avec un portrait de groupe impitoyable, drôle et extrêmement sensible.

10 – TAKE SHELTER

Pour l’angoisse.

Un film qui vous tient en haleine pendant plus de deux heures en se basant sur un personnage qui se croit bipolaire mais est en fait parano, c’est une vraie prouesse ! Bravo à Jeff Nichols !

11 – MILLENIUM : LES HOMMES QUI N’AIMAIENT PAS LES FEMMES

Pour la maestria.

David Fincher réaffirme avec ce film de commande sa vision froide et numérique du monde qui nous entoure. En se basant sur le grand succès suédois de l’édition, il réalise, une fois de plus un film sur les névroses de notre époque. Brillant.

12 – WALK AWAY RENEE

Pour la sincérité.

Après le choc « Tarnation », Jonathan Caouette revient sur sa propre vie en dressant le portrait de sa mère schizophrène. Un journal intime sincère et émouvant.

13 – ARGO

Pour le vintage.

Surfant sur une histoire vraie incroyable et sur le film vintage sur le mode « Les hommes du Président » (ou plus récemment le sublime « Zodiac » de David Fincher), Ben Affleck réussit un film haletant, passionnant et extrêmement bien maîtrisé. De l’entertainment très réussi.

14 – COSMOPOLIS

Pour le défi.

Malgré toutes les difficultés à adapter le roman de Don De Lillo, Cronenberg explore le monde des « maîtres du monde » avec élégance et intelligence grâce à une mise en scène au cordeau et un Robert Pattinson stupéfiant. Malgré une fin vraiment ratée, la Limo tient la route.

15 – LES INVISIBLES

Pour la parole.

Sébastien Lifshitz donne la parole à ceux qui ne l’ont jamais eu : les homos nés entre les deux guerres. Malgré quelques velléités lyriques en termes de mise en scène, reste l’essentiel : la parole.

 

 

LES réactions (2)
L’année cinéma 2012 : mon top 15
  • Par nileju 01 Jan 2013 - 17 H 54

    Heum… Comment dire… Bas j’ai vu aucun de ces films et il n’y en a que 3 dont j’ai entendu parlé ou vu des extraits.

     
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