790 Sorties en salles | NO POP-CORN LAST NIGHT

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NO POP-CORN LAST NIGHT
Chroniques cinéma par Franck Finance-Madureira
Sorties en salles | 25.12.2014 - 10 h 56 | 0 COMMENTAIRES
Cinéma 2014 : Mon top 10

1- Et Maintenant ? (E Agora? Lembra-me) de Joaquim Pinto

Joaquim Pinto, figure du cinéma portugais, acteur, réalisateur et ingénieur du son qui a notamment travaillé avec André Téchiné réalise un journal intime foisonnant. Co-infecté par le VIH et l’hépatite C, il prend du recul sur sa vie, sur la vie alors qu’il s’est installé à la campagne avec son compagnon Nuno. Démonstration fulgurantes des correspondances entre l’intime et l’universel, ce film atypique est une pure merveille d’intelligence et de sensibilité.

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 2- Saint-Laurent de Bertrand Bonello

Sublime évocation d’YSL par le plus atmosphérique des réalisateurs français. Ulliel au top !

3-Gone Girl de David Fincher

Fincher et ses obsessions high-tech s’intéresse au couple et à ses mystères. Une fois de plus une grande réussite.

4-The Grand Budapest Hotel de Wes Anderson

Une Europe fantasmée, un casting plein de surprises pour un nouveau « conte d’Anderson ».

5-Mommy de Xavier Dolan

L’éternel petit prodige québécois sort le grand jeu avec un mélo « grand 8 » qui nous remue dans tous les sens, nous fait rire, pleurer. Il offre à ses deux comédiennes fétiches, Anne Dorval et Suzanne Clément, leurs meilleurs rôles.

6-Bande de Filles de Céline Sciamma

La plus talentueuse des réalisatrices françaises affirme son style avec un film qu’elle décrit comme « féminin et féministe ». On pourrait croire que Rihanna a composé « Diamonds » spécialement pour le film : la séquence culte de l’année !

7-Timbuktu d’Abderrahmane Sissako

Une évocation du drame de l’islamisation de l’Afrique sub-saharienne aussi puissante que belle.

8-Dallas Buyers Club de Jean-Marc Vallée

Un sujet casse-gueule et méconnu traité avec force grâce à l’interprétation exceptionnelle de Matthew McConaughey.

9-Gerontophilia de Bruce LaBruce

Bruce LaBruce nous prouve qu’il parvient à être presque plus subversif quand il travaille sur une forme classique et explose de la plus belle façon les codes de la romcom à l’américaine. Réjouissant !

10-Eden de Mia Hansen-Løve

Film générationnel qui ne se la joue pas, Eden nous replonge dans l’ambiance d’une époque par petites touches impressionnistes et justes. Coup de cœur nostalgique !

Si mon top 10 était un top 15, on y aurait retrouvé entre autres : Party Girl, Pride, Maps to the stars

Sorties en salles | 29.11.2013 - 12 h 00 | 1 COMMENTAIRES
MON TOP 10 « CINEMA 2013 »

Comme chaque année, début décembre est l’heure des bilans.

Voilà mon top 10, mes plus belles émotions de cinéma pour cette année incroyablement riche, notamment dans le registre des histoires LGBT. En toute subjectivité …

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1- L’INCONNU DU LAC d’Alain Guiraudie

Prix de la mise en scène « Un certain regard » et Queer Palm au dernier festival de Cannes, c’est le grand film de l’année. Solaire, oppressant, angoissant et drôle, un film dont la tension ne vous lâche jamais. Chef d’œuvre !

2- NO de Pablo Larrain

Le référendum de Pinochet au Chili vu par la lorgnette d’un jeune pubard idéaliste. Vraie réussite, un des très beaux films politiques de l’année.

3 – LINCOLN de Steven Spielberg

Film bavard (au bon sens du terme !) et intelligent, acteurs impressionnants et grande sobriété de mise en scène. L’autre grand film politique de 2013.

4 – SPRING BREAKERS de Harmony Korine

Le spring break vu par Harmony Korine, c’est vraiment mieux que quand c’est Bernard de La Villardière qui s’y colle : c’est pop, c’est fluo, ça part dans tous les sens et puis James Franco …

5- LA VIE D’ADELE d’Abdellatif Kechiche

Malgré quelques réserves, la palme d’or 2013 est un film magnifique sur la passion amoureuse et le passage d’une jeune fille à l’âge adulte avec deux actrices qui (se) donnent comme rarement.

6 – DJANGO UNCHAINED de Quentin Tarantino

Le mix western / Tarantino prend admirablement bien. Un vrai feel good movie, un réalisateur au top de sa passion pour le cinéma. Un régal.

7 – LA DERNIERE FOIS QUE J’AI VU MACAO de João Pedro Rodrigues et de João Rui Guerra da Mata

Errances dans Macao, souvenirs diffus et images sublimes. Un des plus belles réussites formelles de l’année. Un film d’une beauté spectrale et une évocation sensible d’un cinéma de genre hollywoodien version « Saudade ».

8 – THE LUNCHBOX de Ritsh Batra

Le film indien de l’année : une histoire qui mêle gastronomie, quotidienneté, sentiments de délaissement et la folie de la ville de Bombay (à découvrir en salles le 11 décembre).

9- INTERIOR. LEATHER BAR de James Franco et Travis Mathews

Une très intelligente variation autour des limites du sexe au cinéma (un des grands sujets de l’année). Un docu-menteur foutraque et porno, un pas de côté par rapport au cinéma traditionnel et une évocation moderne du mythique « Cruising » de William Friedkin. Et puis James Franco …

10- Ex aequo

AFTER de Géraldine Maillet

LES GARCONS ET GUILLAUME A TABLE de Guillaume Gallienne

Le premier est un film passé un peu inaperçu et c’est dommage car c’est la très belle histoire d’une nuit avec deux acteurs magnifiques : Raphaël Personnaz et Julie Gayet. Le second est en passe de devenir un très grand succès public, c’est bien le film le plus drôle de l’année avec un Guillaume Gallienne incroyable de sincérité.

 

Sorties en salles | 10.01.2013 - 12 h 52 | 0 COMMENTAIRES
LE MONDE DE CHARLIE : UN TEEN-MOVIE SENSIBLE

L’écrivain américain Stephen Chbosky adapte avec ce film son best-seller autobiographique Pas Raccord et revient sur une période marquante : l’entrée d’un jeune homme au lycée vers la fin des années 70. Charlie se sent un peu décalé et isolé lorsqu’il s’agit de trouver ses marques dans cet établissement mais il va très vite commencer à revivre au contact d’élèves de terminale, eux aussi un peu décalés, Sam, cataloguée « fille facile » et son beau-frère (le père de l’un vit avec la mère de l’autre) Patrick, jeune gay extraverti et provocateur.

Si Le Monde de Charlie est sur la forme un teen-movie assez classique avec figures de styles et symboliques un peu déjà vues, il parvient à émouvoir par une sensibilité authentique et des personnages réellement attachant. Le réalisateur, auteur du livre qu’il adapte, réussit son pari de nous faire aimer son personnage central pourtant un peu lisse au début ainsi que ces deux acolytes, qui, très marqués, auraient pu n’être que des caricatures. L’interprétation y est également pour beaucoup : Ezra Miller (déjà vu an ado terrifiant dans We need to talk about Kevin) joue un jeune homo avec conviction et dynamite le film grâce à son caractère assumé (avec apparition en travesti du Rocky Horror Picture Show en prime !), le jeune Logan Lerman est un Charlie charmant et touchant et Emma Watson, la fameuse Hermione Granger de la saga Harry Potter, apporte de vraies nuances à son personnage de jeune fille abîmée par les hommes.

Au final, un petit film agréable, un teen-movie réussi qui ravira les fans de David Bowie …

En salles depuis le 2 janvier.

 

Sorties en salles | 31.12.2012 - 13 h 00 | 2 COMMENTAIRES
L’année cinéma 2012 : mon top 15

Tradition oblige, c’est aujourd’hui l’ultime journée pour publier un classement. Voilà, en bref, les tops de mon année cinéma 2012.

1 – HOLY MOTORS

Pour la beauté du geste.

Léos Carax réinvente le cinéma avec cette fable multiple et surprenante. Des acteurs impressionnants (Lavant, Scob), un jeu de piste passionnant et surtout du cinéma, à l’état brut. A voir, à revoir, …

2 – WEEK END

Pour le réalisme et l’émotion simple.

Andrew Haigh parvient à nous embarquer dans l’intimité de la rencontre entre deux garçons que tout oppose. On est embarqué par le réalisme à l’anglaise et le charisme des deux comédiens. Une réussite incontestable pour un film basé presque essentiellement sur le dialogue.

3 – TABOU

Pour la magie.

Le réalisateur portugais Miguel Gomes nous embarque dans une sublime histoire d’amour dans le Mozambique des colons. Un film en deux parties qui s’installe doucement mais sûrement dans la mémoire. Des images de cinéma d’un autre temps qui réinventent une forme de narration moderne. Une merveille !

4 – LOUISE WIMMER

Pour Corinne Masiero.

Cyrille Meneguin, pour son premier long-métrage de fiction, dresse le portrait d’une femme de tête qui ne lâche rien malgré une vie plus que précaire. Un film porté par une actrice sublime (cantonnée jusqu’ici au seconds rôles plutôt télévisés) et une bande musicale entêtante.

5 – DE ROUILLE ET D’OS

Pour la patte Audiard.

Jacques Audiard creuse son sillon fait d’histoires profondes, de personnages incarnés et de fulgurances visuelles à couper le souffle. Comme toujours, il brasse de nombreux thèmes tout en restant pleinement cohérent à tous niveaux. Après le sublime « Prophète », encore une belle réussite pour l’un des plus grands réalisateurs français.

6 – CAMILLE REDOUBLE

Pour l’effet régressif et le fun.

Noémie Lvosky nous entraîne dans son « Retour vers le futur » à la française avec une belle énergie. Un vrai plaisir que de replonger dans l’adolescence quand on a l’impression d’avoir déjà foiré sa vie. Un bel équilibre entre rires et émotions. Un futur classique.

7 – LAURENCE ANYWAYS

Pour le souffle.

Xavier Dolan parvient, une fois de plus, à nous toucher au coeur. Malgré une esthétique parfois discutable, quelques scènes un peu hystériques, il réalise un beau mélo queer au souffle épique qui gagne à être revu plusieurs fois pour bien en saisir tous les enjeux. Une belle Queer Palm ! (Même si le trophée est toujours sur mon étagère ! Xavier, appelle moi quand tu veux !)

8 – MOONRISE KINGDOM

Pour la maîtrise.

Quand les obsessions esthétiques d’un control freak rencontre un joli sujet de fable intemporelle, on ne peut que se laisser embarquer. Même si le maniérisme et le sens du détail paraît souvent poussé à l’extrême, Wes Anderson a clairement son univers, et c’est un enchantement pour qui a su garder son regard d’enfant.

9 – THE WE AND THE I

Pour la tchache.

Michel Gondry s’était lancé dans un pari audacieux : un huis-clos dans un bus centré sur une bande de jeunes du Bronx le dernier jour de cours. Le pari est réussi avec un portrait de groupe impitoyable, drôle et extrêmement sensible.

10 – TAKE SHELTER

Pour l’angoisse.

Un film qui vous tient en haleine pendant plus de deux heures en se basant sur un personnage qui se croit bipolaire mais est en fait parano, c’est une vraie prouesse ! Bravo à Jeff Nichols !

11 – MILLENIUM : LES HOMMES QUI N’AIMAIENT PAS LES FEMMES

Pour la maestria.

David Fincher réaffirme avec ce film de commande sa vision froide et numérique du monde qui nous entoure. En se basant sur le grand succès suédois de l’édition, il réalise, une fois de plus un film sur les névroses de notre époque. Brillant.

12 – WALK AWAY RENEE

Pour la sincérité.

Après le choc « Tarnation », Jonathan Caouette revient sur sa propre vie en dressant le portrait de sa mère schizophrène. Un journal intime sincère et émouvant.

13 – ARGO

Pour le vintage.

Surfant sur une histoire vraie incroyable et sur le film vintage sur le mode « Les hommes du Président » (ou plus récemment le sublime « Zodiac » de David Fincher), Ben Affleck réussit un film haletant, passionnant et extrêmement bien maîtrisé. De l’entertainment très réussi.

14 – COSMOPOLIS

Pour le défi.

Malgré toutes les difficultés à adapter le roman de Don De Lillo, Cronenberg explore le monde des « maîtres du monde » avec élégance et intelligence grâce à une mise en scène au cordeau et un Robert Pattinson stupéfiant. Malgré une fin vraiment ratée, la Limo tient la route.

15 – LES INVISIBLES

Pour la parole.

Sébastien Lifshitz donne la parole à ceux qui ne l’ont jamais eu : les homos nés entre les deux guerres. Malgré quelques velléités lyriques en termes de mise en scène, reste l’essentiel : la parole.

 

 

Sorties en salles | 29.12.2010 - 17 h 00 | 1 COMMENTAIRES
2010, UNE ANNEE CINEMA EN 13 FILMS

Toujours difficile de faire le bilan d’une année de cinéma. 2010 fut riche en plaisirs cinéphiles de toutes sortes.

En voilà 12 (ou plutôt 13), mes plus grands plaisirs de l’année, en toute subjectivité.


1 – The social network / David Fincher

Quand le meilleur scénariste du monde rencontre l’un des plus grands réalisateurs de sa génération, cela donne le « Fight Club 2.0 » de la décennie. Réjouissant !

2 – Kaboom / Gregg Araki

Gregg Araki revient à son obsession du passage à l’âge adulte avec un Ovni décalé mais extrêmement maîtrisé. Un grand bonheur visuel et un grand éclat de rire.

3 – Tournée / Mathieu Amalric

Amalric emballe son monde avec cette chronique d’une tournée de strip-teaseuses burlesque qui lorgne du côté de Cassavetes.

4 – Another year / Mike Leigh

Mike Leigh parvient à nous passionner avec un film qui ne raconte rien de spécial. La vie d’un couple et de ses proches, une année durant, et la révélation d’une immense actrice, Lesley Manville.

5 – Les amours imaginaires / Xavier Dolan

Un vrai bonheur de cinéma, une jolie bulle pop qui oscille entre comédie et drame.

6 – Mourir comme un homme / Joao Pedro Rodrigues

En prenant le contre-pied du « film de travestis », Rodrigues atteint des sommets. Un film sublime et entêtant.

7 – Potiche / François Ozon

Cette comédie qui fleure bon « Au théâtre ce soir » est un vrai régal « old school » avec, en prime, le talent comique exceptionnel de la grande Catherine.

8 – Carlos / Olivier Assayas

Maîtrise absolue du scénario et de la mise en scène, un vrai film coup de poing, passionnant et survitaminé.

9 – Mammuth / Gustave Kervern et Benoît Delépine

Comment allier poésie, fable sociétale et comédie ? Kervern et Delépine donnent une réponse incontestable avec, notamment, une Yolande Moreau au sommet de son art.

10 – L’arbre et la forêt / Olivier Ducastel et Jacques Martineau

Un film magnifique sur un secret de famille. Sobre et grave, Guy Marchand y est plus que convaincant.

11 – Venus Noire / Abdellatif Kechiche

Kechiche adopte, une fois de plus, la bonne distance pour ce film brut, dérangeant et passionnant.

12 (ex-aequo) –

Inception / Christopher Nolan

Pour la folie visuelle et scénaristique, un « pop-corn movie » pas con, ça fait du bien !

L’Arnacoeur / Pascal Chaumeil

Pour les couples Duris-Paradis et Damiens-Ferrier, une romcom française réussie, ça fait du bien !

Sorties en salles | 13.10.2010 - 00 h 42 | 0 COMMENTAIRES
LES AMOURS IMAGINAIRES ET KABOOM : LES B.O.

Il n’y a pas que la fameuse échelle de Kinsey que ces deux films ont en commun mais également une excellente bande son.

De nombreux films, depuis quelques années, ne voient pas leur sortie accompagnée d’une bande originale sur CD.

Et c’est bien dommage dans ces deux cas !

Avec l’avènement des serveurs d’écoute (Deezer, Spotify, …) ou de l’achat au titre (I-tunes, …), à vous de vous faire votre BO perso en piochant dans les playlists de ces deux films.

Pour ce qui est des amours imaginaires, Xavier Dolan a été amicalement aidé par son actrice Monia Chokri qui est également DJ à ses heures, pour un mélange de variété francophone, de musique classique et d’électro assez réjouissante, sans oublier le « Bang Bang » de Dalida en italien.

Ci-dessous la tracklist fournie par le distributeur du film. A priori, quelques titres sont encore introuvables sur I-tunes par exemple.

Dans Kaboom, on découvre pas mal de petits groupes californiens inconnus chez nous qui mixent les goûts musicaux du réalisateur Gregg Araki et de son acteur principal Thomas Dekker. Cela donne très envie de découvrir Explosions in the sky (l’album dédicacé du groupe est offert à Smith pour ses 19 ans) ou Helen Stellar (en live dans le film), et le final du film fait qu’on replonge dans Placebo au plus vite. Le site Vodkaster a eu la bonne idée de publier la tracklist qui était jusqu’alors introuvable, avec dans une première liste les morceaux que l’on peut trouver sur Spotify et dans un deuxième temps les titres pas encore disponible sur le site mais qui sont présents dans le film.

N’hésitez pas à donner vos tuyaux dans les commentaires pour que chacun puisse se constituer ses BO…

LES AMOURS IMAGINAIRES

« LE TEMPS EST BON » d’Isabelle Pierre
« BANG BANG » de Dalida
« SUITE no 1 pour Violoncelle » de Johann Sebastian Bach, interprété par Wispelwey
« SUITE no 3 pour Violoncelle » de Johann Sebastian Bach, interprété par Wispelwey
« JUMP AROUND » de House of Pain
« EXACTEMENT » de Vive la fête
« PASS THIS ON » de The Knife
« EVERY BREATH YOU TAKE » de Sting
« KEEP THE STREETS EMPTY FOR ME » de Fever Ray
« CET AIR-LÀ » de France Gall
« PRÉLUDE » tiré de Parsifal de Richard Wagner, chef d’orchestre Daniel Barenboim
« 3e SEXE » d’Indochine
« LOVE WITHOUT LIES » de Comet Gain
« VIENS CHANGER MA VIE » de Renée Martel

KABOOM

  • KAB Explosions in the sky – Catastrophe and the cure
  • The big pink – Crystal visions
  • Ladytron – Weekend
  • A place to bury strangers – To fix the gash in your head
  • Frienfly fires – Paris
  • Metro area – Caught up
  • The Horrors – Mirror’s image
  • Yeah yeah yeahs – Soft shock
  • The Pains of Being Pure at Heart – This love is fucking right!
  • The Depreciation Guild – Dream about me
  • Deluka – Cascade
  • Engineers – Clean coloured wire
  • Interpol – Song seven
  • Placebo – The bitter end

Pour les abonnés à Spotify, tous ces titres sur la playlist KABOOM de Spotify : http://open.spotify.com/user/vodkaster/playlist/2J5BqxUusdVx8twoq2weC0

Les huit autres titres présents dans KABOOM (certains accessibles par lien direct pour les abonnés)

Le site Vodkaster.com publie aussi les playslists des précédents films de Gregg Araki :

Smiley Face , Nowhere, The Doom Generation

L’article complet : http://www.vodkaster.com/actu-cine/Bande-originale-de-Kaboom-et-autres-films-de-Gregg-Araki-452

Merci à eux !

Sorties en salles | 29.09.2010 - 12 h 52 | 0 COMMENTAIRES
LE DERNIER ETE DE LA BOYITA : UNE LECON DE LEGERETE

Il n’est jamais facile de traiter les bouleversements provoqués par la prise de conscience de sa différence. Julia Solomonoff parvient avec ce joli film à éviter tous les écueils d’un sujet plus que casse-gueule.

La Boyita, c’est la petite caravane qui abritait les jeux enfantins de Jorgelina et de sa grande sœur au fond du jardin. Mais cet été-là, les parents se séparent et l’aînée part en vacances « comme une grande ». Le jeune Jorgelina va donc passer l’été avec son père, à la campagne, ce qui n’est pas pour déplaire à cette jeune fille de 11 ans, un peu « garçon manqué ». Là, elle retrouve Mario, fils des paysans voisins qui va devenir son compagnon de jeu.

La Boyita, c’est aussi un symbole. Celui de l’enfance qui se termine parce qu’on se pose des questions nouvelles, qu’on s’interroge sur son identité et son rapport aux autres. Questionnement d’autant plus important qu’on n’est ou qu’on ne se sent pas tout à fait comme les autres. Ce territoire de l’entre-deux (entre-deux âges, entre-deux sexes, entre-deux genres) est traité tout en douceur par la réalisatrice argentine qui évite tous les clichés en nous entraînant dans cette relation faite d’échanges silencieux et d’acceptation mutuelle.

Après les débats sur l’opportunité d’évoquer la différence dès le plus jeune âge (voir l’affaire du « Baiser de la Lune »), le film nous prouve à sa façon que, dès le plus jeune âge, les enfants sont capables de comprendre, d’accepter et même de lutter à leur façon contre les à-priori.

Le cadre bucolique, la caméra légère qui semble parfois suivre le mouvement d’une petite brise d’été, la présence extrêmement forte des deux jeunes acteurs, tout participe à la réussite de ce film. Si le sujet peut sembler, sur le papier, difficile à traiter, Julia Solomonoff donne avec « Le dernier été de la Boyita » une véritable leçon de légèreté.

Sorti au début du mois de septembre, le film est encore à l’affiche, courez-y !

Sorties en salles | 07.07.2010 - 11 h 11 | 0 COMMENTAIRES
LES MAINS LIBRES : PREMIER FILM MAITRISE ET ATTACHANT

Le premier long métrage de Brigitte Sy est passé un peu inaperçu, et c’est bien dommage. Rattrapage de rigueur.

« Un film sur un film en prison qui ne se fait pas « , voilà comment Brigitte Sy décrivait Les mains libres il y a quelques mois, en pleine post-production. Et ce n’est pas un film comme les autres car, précise le pré-générique, il s’agit bien d’une histoire vraie dans laquelle la réalisatrice livre ses souvenirs et ses blessures intimes.

Barbara (Ronit Elkabetz) est réalisatrice et travaille en prison. Elle met en place une série d’entretiens avec des détenus de Centrale afin de nourrir le scénario du film qu’elle va réaliser avec eux. Elle s’éprend de Michel (Carlo Brandt), l’un des prisonniers qu’elle filme.

L’amour avec Michel va se résumer à des échanges de regards appuyés, des frôlements de mains presque involontaires, des mots prononcés vite, entre deux grilles, dans l’urgence qu’imposent ces amours-là. Leur relation va aussi passer par le travail. Celui que fait la réalisatrice sur la parole et les regards des détenus avec son équipe, la mise en abîme qui s’impose pour parler d’amour dans ce cadre confiné.

Ronit Elbakaz est (ça devient une habitude) absolument sublime entre dignité et abandon. Le couple qu’elle forme avec Carlo Brandt est une sorte d’évidence immédiate. Noémie Lvovsky en meilleure amie de Barbara apporte la touche d’humour salvatrice et confirme son talent de « sparring partner » de premier ordre, une sorte de Joan Cusack (Working Girl, In and Out, …) du cinéma français.

Un premier long métrage plein de paradoxes (l’amour et la prison, le cinéma comme un « work in progress »), maîtrisé et attachant, malgré la dureté du propos.

En salles depuis le 16 juin 2010

Sorties en salles | 06.07.2010 - 12 h 24 | 4 COMMENTAIRES
SEX & THE CITY 2 : ET LA, C’EST LE DRAME !

Retour sur la sortie « bling bling » du mois dernier. Ou comment, en rallongeant la sauce, une série culte devient deux films très décevants.

Souvenez-vous, c’était à la fin du siècle dernier, Carrie, Miranda, Charlotte et Samantha étaient devenues nos meilleures copines. La dernière saison (la 6ème) était un peu en-deçà avec son final parisien « so cliché » mais on s’était quand même régalé de ces chroniques de jeunes fashionistas new-yorkaises riches et libres.

La première adaptation sur grand écran en 2008 avait été une réelle déception pour les fans que nous étions : rythme mollasson, ton beaucoup plus « straight » que celui de la série, bref, on n’osait plus rien espérer de ce deuxième opus.
Pourtant, les premières minutes du film donnent de l’espoir : un survol de Manhattan sur fond d’Alicia Keyes (« Empire State of Mind »), un mini-prequel où l’on découvre nos héroïnes lors de leur première rencontre dans les années 80, et un mariage gay too much (avec Liza Minelli, c’est dire !) où les répliques « bitchies » fusent.

Et là, c’est le drame ! Carrie nous refait le coup de « Est-ce que Big est vraiment un mec pour moi ? » sachant qu’ils sont mariés depuis deux ans et qu’il ose regarder la télé ! Se succèdent quelques scènes empilées comme des fringues en soldes dans un sac Bloomingdale, c’est-à-dire vite, mal et sans cohérence.

Le premier film avait été critiqué pour son abus du placement produit, le second (oui, on espère ne jamais voir de troisième !) invente le placement de pays, puisque sans raison aucune (enfin si, mais vu la maigreur du truc qui leur sert de scénario, c’est presque pareil !), les quatre amies se retrouvent pour une semaine tous frais payés dans le luxe des Emirats Arabes Unis. Et, du coup, on se coltine une heure clairement sponsorisée par l’office du tourisme d’Abou Dabi de visite des palaces et restaurants de la région, avec, en prime et sans supplément, balade en chameau et soirée karaoké.

En clair, un véritable cauchemar ! Nos copines se révèlent en l’espace d’un vol de 13 heures de véritables pétasses américaines réacs à qui tout est dû et pour qui seuls le luxe et le nombre de serviteurs à leur disposition comptent. La deuxième moitié du film s’embourbe dans le désert sans même jamais nous laisser espérer une oasis d’intelligence ou de drôlerie. Les auteurs parviennent à être carrément indignes dans les dernières scènes en terre arabe qui sont à la fois racistes et profondément vulgaires.

Honnêtement, montre en main, on a cru au film pendant 26 minutes. Et il dure 2 heures et quart !
26 minutes, ça ne vous rappelle rien ? Souvenez-vous, c’était à la fin du siècle dernier …

En salles depuis le 2 juin 2010

(suite…)

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