790 NO POP-CORN LAST NIGHT

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NO POP-CORN LAST NIGHT
Chroniques cinéma par Franck Finance-Madureira
Festivals et Evénements | 17.09.2011 - 14 h 34 | 1 COMMENTAIRES
CHRONIQUES D’UN JURE LISBOÈTE, EPISODE 2 : LE PREMIER JOUR

Hier matin, j’ai redonné le sourire à un taxi parisien en prononçant la formule magique : « Roissy » !

Un premier jour de festival, c’est avant tout prendre ses marques : les lieux, les gens, l’organisation. L’hôtel Florida dans lequel je suis logé est dédié au cinéma, chaque chambre porte le nom d’un film, d’un comédien ou d’un réalisateur. J’ai pris mes quartiers dans la chambre « Fritz Lang », qui me permet de dormir sous une affiche de « Metropolis », avant d’aller me présenter au bureau du Festival.
Le cinéma Sao Jorge est une institution lisboète, un très ancien cinéma magnifique avec un superbe balcon qui donne sur l’avenue de la Liberté, l’artère principale du centre de la ville. Il fait beau, il fait chaud et ce balcon un peu ombragé va devenir, je le sens, le bureau idéal !

La fin d’après-midi sera dédiée à un cocktail dinatoire avec les autres membres du jury dans l’improbable jardinet-terrasse d’une maison ancienne de Lisbonne. Le jury « longs métrages » est composé d’une actrice et d’un acteur portugais très célèbres ici et du directeur de la revue queer anglaise « Little Joe », dans le jury « documentaire », je siège avec la programmatrice du festival « Mix Milano » et un réalisateur de documentaire portugais (portraits et interviews à venir dans les jours qui suivent).

A 21h, c’est devant une salle bondée que Joao Ferreira, le directeur artistique du festival présente son équipe, ses sponsors et partenaires ainsi que les membres du jury. Et toute cette petite bande se retrouve autour d’un verre sur le balcon, devançant ainsi la fête qui suivra la projection du film d’ouverture, « Howl ».

Ça y est, tout est en place et les projections peuvent commencer dès le lendemain.

Bilan : ambiance très sympa, membres du jury vraiment chouettes et aucun film vu. J’éspère rattraper « Howl » en salles (il sort dans une salle lisboète le 22 septembre) car, aux dernières nouvelles il ne sortira jamais en France !

Festivals et Evénements | 15.09.2011 - 09 h 22 | 2 COMMENTAIRES
CHRONIQUES D’UN JURE LISBOETE, EPISODE 1 : EN ROUTE

Je n’ai pas vraiment l’habitude d’écrire à la première personne, exception faite des post-its au style franchement épuré et informatif que je peux laisser sur le frigo. Mais l’occasion qui se présente est idéale pour déroger à cette règle. Pour la première fois de ma vie, je vais être membre d’un jury ! Le « Queer Lisboa Festival » m’a en effet convié à faire partie du jury de sa quinzième édition. Ce festival de cinéma LGBT est l’un des plus importants d’Europe et, surtout, le plus ancien festival de cinéma du Portugal !

J’avais envie de partager cette expérience sur ce blog et vais donc tenter de tenir ces « chroniques d’un juré lisboète » quotidiennement jusqu’au 24 septembre, jour de clôture et de remise des prix.

Départ demain matin à l’aube à CDG, arrivée dans la matinée à l’hôtel et prise de fonction « officielle » demain soir à 21h lors de la cérémonie d’ouverture et la projection de « Howl », le film sur Ginsberg avec James Franco que je n’ai toujours pas vu et qui reste inédit en France. Selon la suite des événements (à priori cocktail et soirée), je pense pouvoir attaquer l’épisode 2 samedi matin (euh, disons midi).
En attendant, le programme du festival est consultable sur : http://queerlisboa.pt/

 

 

Acteurs Actrices | 24.04.2011 - 10 h 31 | 4 COMMENTAIRES
MARIE-FRANCE PISIER, L’EGERIE CHIC D’UN CERTAIN CINEMA FRANCAIS

Marie-France Pisier, figure emblématique d’un certain cinéma français, est décédée ce matin. Retour sur le parcours exemplaire d’une actrice particulière, engagée et capable de toutes les audaces.

Marie-France Pisier et Romain Duris, "Dans Paris" de Christophe Honoré

Elle a été révélée par François Truffaut qui l’avait choisie pour être Colette, le premier amour de Jean-Pierre Léaud-Antoine Doinel, mais les années 60 donnèrent à Marie-France Pisier une aura très particulière de par les choix audacieux et considérés comme « intello » qui furent les siens. La jeune femme cultivée, ayant grandi au gré des déplacements d’un père diplomate, saura vite séduire les créateurs les plus pointus, voire sulfureux, de l’époque : Pierre Grimblat, Alain Robbe-Grillet, Robert Hossein. En 1968, elle clôt son cycle « Truffaut » avec « Baisers Volés » alors qu’elle est fiancée à l’agitateur le plus en vue du moment, Daniel Cohn-Bendit. Elle retrouvera son premier metteur en scène  11 ans plus tard avec « L’Amour en fuite », un film plein de nostalgie comme l’atteste la chanson-titre d’Alain Souchon (un must).

Déjà a émergé ce qui fera le charme de cette immense actrice : le savant mélange d’une élégance bourgeoise, d’une voix un peu snob au timbre très particulier et d’un vrai tempérament fait d’audace, de liberté et de provocation.

Les années 70 seront celles de toutes les réussites que ce soit dans les univers de Bunuel (« Le Fantôme de la liberté »), Rivette (« Céline et Julie vont en bateau »), Téchiné (« Barroco », « Souvenirs d’en France ») ou Tachella (« Cousin, Cousine »). Marie-France Pisier reçoit, par deux fois consécutives, le César du meilleur second rôle féminin en 1976 (« Cousin, Cousine »)  et 1977 pour (« Barocco »).

Fidèle à ses goûts éclectiques mais sûrs, elle enchaîne notamment dans les années 80, le rôle féminin principal d’une grande comédie populaire aux côtés de Belmondo (« L’As des as » de Gérard Oury en 1982), avec le rôle de Perséphone dans l’adaptation par Jacques Demy du mythe d’Orphée (« Parking », 1985). Suivront le rôle de George Sand dans « La Note bleue » de Zulawski (1991), ou encore une belle participation à l’aventure du « Temps retrouvé », adaptation de Proust au casting impressionnant menée par Raoul Ruiz en 1999.

Ces 10 dernières années auront permis à Marie-France Pisier d’utiliser son talent unique pour composer des personnages de mère atypiques et de dévoiler les blessures et les doutes qui furent souvent masqués par son élégance naturelle de grande bourgeoise cynique et drôle : Que ce soit en mère de lesbienne, épouse d’un vieux con réac (Jean-Claude Dauphin) qui se découvre quelques attirances dans « Pourquoi pas moi ? » de Stéphane Giusti (une comédie sur le coming out devenue quasi-culte), en mère indigne et manipulatrice dans le magnifique premier film de Maïwenn, « Pardonnez-moi », qui oscille entre cinéma vérité, improvisation et confession à coeur ouvert,  en galeriste détestable et cougar dans la saison 2 de la série très gay-friendly « Clara Sheller », ou encore en mère « raciste malgré elle » dans « Il reste du jambon ? » d’Anne Depétrini l’année dernière.

Une de ses compositions les plus marquantes de ces dernières années fut son passage inoubliable en coup de vent dans le film de Christophe Honoré « Dans Paris » (2006). En mère indigne de Romain Duris et de Louis Garrel, sa scène de ménage tendre avec son ex-mari interprété par Guy Marchand est un moment de pur bonheur où l’émotion et le rire se mêlent avec un grand naturel. Un bijou.

Marie-France Pisier restera par ses choix, son tempérament et son élégance, une figure majeure de la modernité du cinéma français.

Elle manque déjà.

 

 

Festivals et Evénements | 19.03.2011 - 10 h 53 | 1 COMMENTAIRES
ECRANS MIXTES A LYON : UNE REUSSITE !

Le premier festival de cinéma dédié à la mémoire homosexuelle a eu lieu du 2 au 8 mars à Lyon et s’est étendu quelques jours dans les villes du Grand Lyon. Rétrospective Araki, panorama « New Queer Cinema » ont, entre autres, attirés de nombreux spectateurs qui ont fait de cette première édition un grand succès.


Il fallait y être pour le croire mais les salles qui ouvraient leurs portes aux Lyonnais curieux n’ont pas désempli pendant toute la durée de l’événement, si bien que certains des films ont du au dernier moment être programmés deux fois de suite.

L’association Ecrans Mixtes et ses volontaires ont travaillé d’arrache-pied pour composer une programmation très riche. 33 séances qui ont séduit plus de 3.000 spectateurs. Et le tout dans une réelle bonne humeur festive et ensoleillée ! Avec notamment une soirée « carte blanche » au collectif très queer « Middlegender » qui s’est terminée par une soirée archi-bondée.

Après une salle comble ,en ouverture, pour le très beau documentaire de Renate Costa « 108, Cuchilo de palo », le festival a fait un triomphe à la  rétrospective des films de Gregg Araki qui depuis la sortie de « Kaboom » a gagné en notoriété en France, les salles ont connu un taux de remplissage de 90% sur les films du réalisateur californien. L’occasion était belle pour découvrir notamment « Splendor », un de ses films qui n’étaient jamais sorti en France et qui est une variation « Jules et Jimesque » assez réjouissante, et redécouvrir sur grand écran le très émouvant « Mysterious skin » qui en a remué plus d’un.

Mais l’équipe d’Ecrans mixtes ne s’endort pas sur ses lauriers et son directeur artistique, Ivan Mitifiot, en bon fan de David Bowie, a révélé que le thème du prochain festival serait « Rebel/Rebelle ». Tout un programme !

L’association continue également à programmer et à être partenaire de nombreuses avant-premières tout au long de l’année avec, dès le 13 avril,  la projection du magnifique deuxième film de Céline Sciamma (« Naissance des pieuvres »), « Tomboy ».

Plus d’infos sur : ecrans-mixtes.org

Festivals et Evénements | 21.02.2011 - 14 h 05 | 1 COMMENTAIRES
QUEER PALM NEEDS YOU !!!

Yaggeuses, Yaggeurs,

Vous avez été nombreuses et nombreux à soutenir la création de la Queer Palm, premier prix LGBT du Festival de Cannes en partenariat avec Yagg, Première et Studio Ciné Live qui a récompensé Kaboom de Gregg Araki (photo Gilles Condaris) en 2010.

Alors que les Teddy Awards viennent de fêter leurs 25 ans, nous sommes actuellement en plein travail pour que la deuxième édition de leur équivalent cannois puisse voir le jour !

Les difficultés sont nombreuses car les annonceurs en France sont encore très frileux pour soutenir une telle initiative. C’est pourquoi nous avons besoin de toutes les bonnes volontés qui pourraient se manifester dans la communauté Yagg.

Vous souhaitez nous aider et devenir volontaires pour la Queer Palm ?

Nous avons besoin de vous !

Nous aimerions accueillir au sein de l’équipe :

– un(e) traducteur(trice) de textes du français à l’anglais,

– un(e) webmaster expérimenté pour le site internet,

– des Yaggeuses et Yaggeurs de bonne volonté vivant à Cannes pour nous aider à la distribution du matériel de communication pendant le Festival,

– des Yaggeuses et Yaggeurs accrédité(e)s au Festival de Cannes afin de nous aider pour les relations publiques du prix

N’hésitez pas également à nous contacter pour proposer vos idées, suggestions, commentaires sur l’organisation du prix.

D’autre part si vous connaissez, dans votre entourage personnel ou professionnel, une entreprise qui pourrait être intéressée par le fait de devenir partenaire officiel du prix ou, simplement de devenir annonceur dans la catalogue de la Queer Palm qui sera remis aux 30.000 festivaliers, n’hésitez pas à prendre contact avec nous !

Merci à tou-te-s de votre engagement à nos côtés !

L’équipe de la Queer Palm

Volontaires, idées, contacts : contact@queerpalm.fr

Sorties en salles | 29.12.2010 - 17 h 00 | 1 COMMENTAIRES
2010, UNE ANNEE CINEMA EN 13 FILMS

Toujours difficile de faire le bilan d’une année de cinéma. 2010 fut riche en plaisirs cinéphiles de toutes sortes.

En voilà 12 (ou plutôt 13), mes plus grands plaisirs de l’année, en toute subjectivité.


1 – The social network / David Fincher

Quand le meilleur scénariste du monde rencontre l’un des plus grands réalisateurs de sa génération, cela donne le « Fight Club 2.0 » de la décennie. Réjouissant !

2 – Kaboom / Gregg Araki

Gregg Araki revient à son obsession du passage à l’âge adulte avec un Ovni décalé mais extrêmement maîtrisé. Un grand bonheur visuel et un grand éclat de rire.

3 – Tournée / Mathieu Amalric

Amalric emballe son monde avec cette chronique d’une tournée de strip-teaseuses burlesque qui lorgne du côté de Cassavetes.

4 – Another year / Mike Leigh

Mike Leigh parvient à nous passionner avec un film qui ne raconte rien de spécial. La vie d’un couple et de ses proches, une année durant, et la révélation d’une immense actrice, Lesley Manville.

5 – Les amours imaginaires / Xavier Dolan

Un vrai bonheur de cinéma, une jolie bulle pop qui oscille entre comédie et drame.

6 – Mourir comme un homme / Joao Pedro Rodrigues

En prenant le contre-pied du « film de travestis », Rodrigues atteint des sommets. Un film sublime et entêtant.

7 – Potiche / François Ozon

Cette comédie qui fleure bon « Au théâtre ce soir » est un vrai régal « old school » avec, en prime, le talent comique exceptionnel de la grande Catherine.

8 – Carlos / Olivier Assayas

Maîtrise absolue du scénario et de la mise en scène, un vrai film coup de poing, passionnant et survitaminé.

9 – Mammuth / Gustave Kervern et Benoît Delépine

Comment allier poésie, fable sociétale et comédie ? Kervern et Delépine donnent une réponse incontestable avec, notamment, une Yolande Moreau au sommet de son art.

10 – L’arbre et la forêt / Olivier Ducastel et Jacques Martineau

Un film magnifique sur un secret de famille. Sobre et grave, Guy Marchand y est plus que convaincant.

11 – Venus Noire / Abdellatif Kechiche

Kechiche adopte, une fois de plus, la bonne distance pour ce film brut, dérangeant et passionnant.

12 (ex-aequo) –

Inception / Christopher Nolan

Pour la folie visuelle et scénaristique, un « pop-corn movie » pas con, ça fait du bien !

L’Arnacoeur / Pascal Chaumeil

Pour les couples Duris-Paradis et Damiens-Ferrier, une romcom française réussie, ça fait du bien !

Rencontres | 10.11.2010 - 11 h 24 | 0 COMMENTAIRES
UNE EMISSION « SPECIALE CINEMA LGBT » SUR LA RADIO DES ETUDIANTS DE SCIENCES PO.

La sympathique équipe de l’émission de cinéma « Pop Corn » sur RSP a enregistré une émission « spéciale LGBT » afin de chroniquer les films « Homme au bain », « Les amours imaginaires » et « Kaboom » mais aussi pour parler plus largement du cinéma à thématique LGBT et de la Queer Palm.

Une petite bande d’étudiants de Sciences Po Paris (photo) proposent chaque semaine sur leur radio RSP (qu’on peut écouter en live ou en podcast sur le site rsp.fm) une émission dédiée à la critique cinéma qui s’intitule « Pop Corn ».

Une déclinaison spéciale de leur émission leur permet de partager le micro avec des invités afin de commenter l’actualité cinéma. C’est donc dans ce cadre que leur premier numéro de « Partage ton Pop Corn » a reçu Paul Denizeaux de l’association LGBT de Sciences Po, Plug’n Play, ainsi que votre serviteur afin de représenter la Queer Palm, le prix LGBT du festival de Cannes, créée cette année en partenariat avec Yagg.

A l’écoute, vous pourrez constater que les débats critiques sont d’une grande liberté de ton et que les étudiants cinéphiles n’ont pas leur langue dans leur poche ! Une bonne façon de découvrir ce petit espace  critique que vous pouvez retrouver dans son format classique toutes les semaines.

Bonne écoute de l’émission sur RSP FM :
http://www.rsp.fm/2010/11/07/partage-ton-pop-corn-1/a>

Sorties en salles | 13.10.2010 - 00 h 42 | 0 COMMENTAIRES
LES AMOURS IMAGINAIRES ET KABOOM : LES B.O.

Il n’y a pas que la fameuse échelle de Kinsey que ces deux films ont en commun mais également une excellente bande son.

De nombreux films, depuis quelques années, ne voient pas leur sortie accompagnée d’une bande originale sur CD.

Et c’est bien dommage dans ces deux cas !

Avec l’avènement des serveurs d’écoute (Deezer, Spotify, …) ou de l’achat au titre (I-tunes, …), à vous de vous faire votre BO perso en piochant dans les playlists de ces deux films.

Pour ce qui est des amours imaginaires, Xavier Dolan a été amicalement aidé par son actrice Monia Chokri qui est également DJ à ses heures, pour un mélange de variété francophone, de musique classique et d’électro assez réjouissante, sans oublier le « Bang Bang » de Dalida en italien.

Ci-dessous la tracklist fournie par le distributeur du film. A priori, quelques titres sont encore introuvables sur I-tunes par exemple.

Dans Kaboom, on découvre pas mal de petits groupes californiens inconnus chez nous qui mixent les goûts musicaux du réalisateur Gregg Araki et de son acteur principal Thomas Dekker. Cela donne très envie de découvrir Explosions in the sky (l’album dédicacé du groupe est offert à Smith pour ses 19 ans) ou Helen Stellar (en live dans le film), et le final du film fait qu’on replonge dans Placebo au plus vite. Le site Vodkaster a eu la bonne idée de publier la tracklist qui était jusqu’alors introuvable, avec dans une première liste les morceaux que l’on peut trouver sur Spotify et dans un deuxième temps les titres pas encore disponible sur le site mais qui sont présents dans le film.

N’hésitez pas à donner vos tuyaux dans les commentaires pour que chacun puisse se constituer ses BO…

LES AMOURS IMAGINAIRES

« LE TEMPS EST BON » d’Isabelle Pierre
« BANG BANG » de Dalida
« SUITE no 1 pour Violoncelle » de Johann Sebastian Bach, interprété par Wispelwey
« SUITE no 3 pour Violoncelle » de Johann Sebastian Bach, interprété par Wispelwey
« JUMP AROUND » de House of Pain
« EXACTEMENT » de Vive la fête
« PASS THIS ON » de The Knife
« EVERY BREATH YOU TAKE » de Sting
« KEEP THE STREETS EMPTY FOR ME » de Fever Ray
« CET AIR-LÀ » de France Gall
« PRÉLUDE » tiré de Parsifal de Richard Wagner, chef d’orchestre Daniel Barenboim
« 3e SEXE » d’Indochine
« LOVE WITHOUT LIES » de Comet Gain
« VIENS CHANGER MA VIE » de Renée Martel

KABOOM

  • KAB Explosions in the sky – Catastrophe and the cure
  • The big pink – Crystal visions
  • Ladytron – Weekend
  • A place to bury strangers – To fix the gash in your head
  • Frienfly fires – Paris
  • Metro area – Caught up
  • The Horrors – Mirror’s image
  • Yeah yeah yeahs – Soft shock
  • The Pains of Being Pure at Heart – This love is fucking right!
  • The Depreciation Guild – Dream about me
  • Deluka – Cascade
  • Engineers – Clean coloured wire
  • Interpol – Song seven
  • Placebo – The bitter end

Pour les abonnés à Spotify, tous ces titres sur la playlist KABOOM de Spotify : http://open.spotify.com/user/vodkaster/playlist/2J5BqxUusdVx8twoq2weC0

Les huit autres titres présents dans KABOOM (certains accessibles par lien direct pour les abonnés)

Le site Vodkaster.com publie aussi les playslists des précédents films de Gregg Araki :

Smiley Face , Nowhere, The Doom Generation

L’article complet : http://www.vodkaster.com/actu-cine/Bande-originale-de-Kaboom-et-autres-films-de-Gregg-Araki-452

Merci à eux !

Sorties en salles | 29.09.2010 - 12 h 52 | 0 COMMENTAIRES
LE DERNIER ETE DE LA BOYITA : UNE LECON DE LEGERETE

Il n’est jamais facile de traiter les bouleversements provoqués par la prise de conscience de sa différence. Julia Solomonoff parvient avec ce joli film à éviter tous les écueils d’un sujet plus que casse-gueule.

Il n’est jamais facile de traiter les bouleversements provoqués par la prise de conscience de sa différence. Julia Solomonoff parvient avec ce joli film à éviter tous les écueils d’un sujet plus que casse-gueule.

La Boyita, c’est la petite caravane qui abritait les jeux enfantins de Jorgelina et de sa grande sœur au fond du jardin. Mais cet été-là, les parents se séparent et l’aînée part en vacances « comme une grande ». Le jeune Jorgelina va donc passer l’été avec son père, à la campagne, ce qui n’est pas pour déplaire à cette jeune fille de 11 ans, un peu « garçon manqué ». Là, elle retrouve Mario, fils des paysans voisins qui va devenir son compagnon de jeu.

La Boyita, c’est aussi un symbole. Celui de l’enfance qui se termine parce qu’on se pose des questions nouvelles, qu’on s’interroge sur son identité et son rapport aux autres. Questionnement d’autant plus important qu’on n’est ou qu’on ne se sent pas tout à fait comme les autres. Ce territoire de l’entre-deux (entre-deux âges, entre-deux sexes, entre-deux genres) est traité tout en douceur par la réalisatrice argentine qui évite tous les clichés en nous entraînant dans cette relation faite d’échanges silencieux et d’acceptation mutuelle.

Après les débats sur l’opportunité d’évoquer la différence dès le plus jeune âge (voir l’affaire du « Baiser de la Lune »), le film nous prouve à sa façon que, dès le plus jeune âge, les enfants sont capables de comprendre, d’accepter et même de lutter à leur façon contre les à-priori.

Le cadre bucolique, la caméra légère qui semble parfois suivre le mouvement d’une petite brise d’été, la présence extrêmement forte des deux jeunes acteurs, tout participe à la réussite de ce film. Si le sujet peut sembler, sur le papier, difficile à traiter, Julia Solomonoff donne avec « Le dernier été de la Boyita » une véritable leçon de légèreté.

Sorti au début du mois de septembre, le film est encore à l’affiche, courez-y !

Livres | 11.08.2010 - 10 h 23 | 0 COMMENTAIRES
MAINSTREAM : COMPRENDRE L’INDUSTRIE DU CINEMA … ET DU POP-CORN

« Livre fascinant » pour Richard Brody, critique ciné du New Yorker, « Mainstream » de Frédéric Martel est le bouquin à lire pour qui s’intéresse au cinéma et plus largement à une vision quasi géopolitique de la diffusion de la culture de masse.

Frédéric Martel est sociologue, enseignant et journaliste (« Masse Critique » sur France Culture le dimanche soir). Il a écrit sur l’histoire du militantisme gay en France dans son essai « Le rose et le noir » et a beaucoup travaillé sur la culture américaine dont il est un fin connaisseur puisqu’il a passé de nombreuses années comme attaché d’ambassade aux Etats-Unis.

Son livre, construit comme une suite de reportages d’investigation et de rencontres dans de nombreux pays, se lit comme une enquête sur, comme le précise le sous-titre, « cette culture qui plaît à tout le monde ».

En deux mots, c’est passionnant du début à la fin et son analyse fonctionne comme un « work in progress » assez réjouissant puisqu’il ne vient jamais plaquer des raisonnements préconçus et entraîne le lecteur avec lui dans sa quête de la compréhension de la diffusion et des enjeux de cette culture de masse.

A lire notamment les quelques paragraphes sur les liens entre la culture du pop-corn et l’exploitation des films en salles qui donnent du fil à retordre à la « théorie fondatrice » de ce blog !

LE livre intelligent de l’été pour ceux qui ont encore quelques jours de vacances à occuper.

Publié chez Flammarion.

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